UpalaTrek : GR14_Sentier des Ardennes

GR14
Sentier des Ardennes
De Paris à la frontière Belge à la force des cuisses !

  • Jour 1 : Paris – Châtillon-Sur-Marne (118km / 10h20)

C’est donc en longeant la Marne tortueuse et ses chemins de halage que je me dirige vers Château-Thierry que j’espère atteindre avant midi.

 

Le parcours est plat et très roulant, les chemins sont secs et faits de terre durcie. Après quelques haltes, me voilà à Château-Thierry, il est 15h00. Sandwich et flan ingurgités, je continue de longer la Marne en direction de Reims, sauf que le vent de face m’empêche de rouler fort.

 

Le paysage change subitement et me voilà en contrebas des vignes et monts vallonnés qui font la beauté de la région Champenoise. Les établissements de vente de champagne sont légions et je prends plaisir à me ravitailler en eau chez eux, permettant ainsi d’apprendre que les vendanges se feront plus tôt cette année, fin août. Je souligne que beaucoup sont intrigués de mon trajet, « Paris-Les Ardennes vous avez du courage, ça monte ! ».

 

Après avoir longé les villages de Brasles, Gland, Mont-Saint-Père, Jaulgonne, Trélou sur Marne, Dormans, j’arrive à Châtillon sur Marne (51) à 18h00. Précision faite que sur environ 20 kilomètres, le chemin qui longe la Marne est goudronné depuis peu et que ça roule plus que bien !

 

La statue du Pape Urbain dominant la vallée, je monte à Châtillon pour le point de vue, la photo du Pape et surtout boire une pression bien méritée !

 

Au seul bar du village, je discute avec quelques locaux qui me prennent aussi pour un fou à l’explication du parcours. L’un d’eux, Arnaud, me propose de dormir dans son canapé pour la nuit parce que l’orage semble approcher et que le hamac ne semble pas approprié. Je décline l’invitation pour ne pas perdre l’esprit du road-trip et quitte Châtillon sur Marne pour un coin « dodo » repéré le long de la Marne.

 

Hasard, Arnaud me dit que sa mère habite au lac des Vieilles Forges et que sa sœur Barbara travaille à la réception du Camping !

A Mareuil-le-Port, j’installe donc mon hamac sur un spot de pêche isolé et grignote quelques gâteaux secs et barres énergétiques pour être en forme le lendemain. Je reste quand même sur ma faim, je n’ai pu atteindre Reims avant 18h, en grande partie à cause du vent de face qui m’aura épuisé.

 

C’est sur un coup de tête et une envie urgente de prendre le large que le GR14 s’est imposé au fil des heures. Plutôt contraint par le temps, j’ai tout de même pris la route en direction de la frontière Belge sur le GR14, avec l’idée de m’arrêter au bout de trois jours. C’est donc une seulement une portion du GR accomplie ! Note : Rédigé sur une autre plateforme en 2019, l’article complet n’a pu être récupéré en intégralité et reste assez parcellaire.

  • Jour 2 : Châtillon-Sur-Marne – Charleville-Mézières (125km / 11h00)

Après une nuit parfaite, balancé timidement par le hamac, je reprends la route à 7h30 par la D24, alternant avec de petits chemins. Je traverse Baslieux sous Châtillon, Cuchery, La Neuville aux Larris, Champlat et Boujacourt, Chaumuzy, Bligny, Bouilly, Pargny lès Reims, Vrigny, Ormes, Tinqueux avant d’arriver à Reims à 10h00.

 

Malgré quelques arrêts dans les petits villages précédents, je meurs de faim et dévore deux sandwichs sous les yeux médusés des touristes sur le parvis de la cathédrale.

 

Je poursuis mon chemin en direction de Charleville-Mézières, en prenant dans un premier temps la D151 et ses chemins, je traverse alors les communes de Witry lès Reims, Caurel, Lavannes, Warmeriville, Isles sur Suippe, Bazancourt (où je déjeune au restaurant « Le Cristina » que je recommande vivement), L’Ecaille, Le Châtelet sur Retourne, Neuflize, Alincourt, Perthes, Rethel.

 

Il est à noter que le paysage est vraiment différent de celui de la veille. Pas de joli point de vue et les routes sont très fréquentées par les camions, ce qui rend la progression stressante sur certaines portions. L’arrivée à Rethel est difficile et le premier coup de mou du trajet se fait sentir…

 

Remotivé après une sieste réparatrice pour le moral, je poursuis par Novy-Chevrières, Saulces-Monclin, Puiseux, Villers le Tourneur, Poix-Terron et Yvernaumot.

 

Soudainement la petite départementale menant à Charlevilles débouche sur l’autoroute A34… Aucune indication d’axe secondaire… Je me sens perdu sachant que les seuls itinéraires proposés obligent à faire un sacré détour… Je prends alors pour la première fois le téléphone pour activer le GPS et je remarque, après un fort zoom, qu’un chemin longe l’autoroute jusqu’à La Francheville.

 

Je découvre ce chemin encaissé et vraiment pourri après quelques directions hasardeuses et arrive enfin à Charleville-Mézières à 18h00.

 

Harassé, je mange un burger extra sur la place Ducale, que j’oublie même de photographier ou regarder de plus près, et m’en vais dormir dans un hôtel ne méritant aucune publicité et valant bien moins que les 39 euros de nuitée.

 

Les 50 derniers kilomètres se révéleront extrêmement difficiles à cause de la route très pentue, sans intérêt pour les yeux et également pénible par l’attention portée sur la circulation routière.

  • Jour 3 : Charleville-Mézières – Lac des Vieilles Forges

Départ de Charleville après une nuit presque réparatrice, le lac n’est qu’à une vingtaine de kilomètres et je ne suis pas pressé, d’autant plus que de belles montées sont prévues.

 

1h20 plus tard, me voilà arrivé après avoir traversé les villages de Warcq, Damouzy, Houldizy, Arreux, Montcornet, Renwez.

 

La beauté du lieu est à la hauteur de l’effort fourni, je passerai la journée puis la nuit sur place, après avoir fait deux fois le tour du lac sur de belles pistes et installé mon hamac dans les restes d’une cabane abandonnée sur la rive opposée aux touristes (peu nombreux).

 

Au passage, j’en profite pour aller saluer Barbara, la sœur d’Arnaud rencontré à Châtillon sur Marne ! Elle en profitera pour prendre une photo du baroudeur devant le camping et l’envoyer à son frère !

LE BILAN

 

Quel dommage ne n’avoir pu poursuivre mon chemin et rouler en Belgique ne serait-ce que quelques heures ou kilomètres ! Le timing m’aura malgré tout permis d’aller plus loin que je ne le pensais et j’espère bien pouvoir retenter l’expérience vers une autre destination.

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